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Anatomie de l'Œil : la choroïde


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Description


C’est une véritable éponge vasculaire. Elle est riche en cellules pigmentées, en éléments vasculaires et nerveux, et à ce titre qualifiée de membrane nourricière de l’œil. Elle constitue un des éléments essentiels de l’uvée postérieure. Son épaisseur est variable :
  • Avec le degré de remplissage des vaisseaux. Ainsi sur le cadavre, elle apparaît extrêmement mince alors qu’elle est plus épaisse chez le vivant où les vaisseaux sont pleins de sang.
  • Selon la zone considérée : elle est plus épaisse autour de la papille (200 à 350 µ) qu’à l’ora serrata (85 à 150 µ)
    Elle constitue les 2/3 d’une sphère de 12 mm de rayon. Elle est adhérente au nerf optique en arrière. Elle se termine en avant de l’ora serrata (pars plana). Elle est située entre la sclère en dehors dont elle est séparée par un espace virtuel, la supra choroïde et la rétine en dedans. Elle est facile à « cliver » de la sclère sauf au niveau de la pénétration des vaisseaux (artères ou veines) et de la papille. Bien que prépondérante sur le plan hémodynamique (elle reçoit 30 à 40 fois plus de sang que la rétine), son exploration est rendue difficile par la présence de l’écran que constitue l’épithélium pigmenté de la rétine.

Anatomie macroscopique et rapports


Située entre la sclère et la rétine, elle se continue en avant avec la partie postérieure du stroma du corps ciliaire au niveau d’une zone de transition : la pars plana. En arrière elle adhère solidement à la papille qu’elle entoure. La supra-choroïde, espace virtuel qui sépare la choroïde de la sclère, se termine :
  • En avant, à l’insertion sclérale du muscle ciliaire sur l’éperon ;
  • En arrière à 4 ou 5 mm de la papille optique.

On peut donc facilement cliver la choroïde de la sclère sauf au niveau du passage des veines vortiqueuses. Au contraire, la choroïde adhère intimement à l’épithélium pigmenté de la rétine par l’intermédiaire de la membrane de Bruch. Le décollement de rétine est en fait un clivage rétino-rétinien qui se fait entre l’épithélium pigmenté de la rétine et les autres couches rétiniennes.

Anatomie microscopique


On distingue (figures n° 1, 2, 3 & 4) :
  • La supra-choroïde ou lamina fusca
    C’est la zone de clivage entre choroïde et sclère où courent artères et nerfs ciliaires.
  • La choroïde avec son stroma
    Ses vaisseaux sont répartis en plusieurs couches :
    • Des gros vaisseaux où règne une pression de perfusion très im­por­tante à l’extérieur,
    • Des vaisseaux de moyen calibre, au centre,
    • La choriocapillaire qui forme un réseau vasculaire très riche particulièrement développé au niveau de la macula.

  • La membrane de Bruch ou lame vitrée
    Elle marque la limite interne de la choroïde et siège sous l’épithélium pigmenté de la rétine.

Les vaisseaux de la choroïde


Les artères ciliaires


Systématisation : les artères ciliaires postérieures nées de l’ophtalmique sont en nombre limité, classiquement au nombre de 2 ou 3. Les travaux récents semblent en dénombrer davantage, 3 ou plus (Ducournau). Ces troncs d’origine se ré­par­tissent de part et d’autre du nerf optique en nasal et temporal. La limite des territoires irrigués n’est pas toujours très nettement marquée, mais elle est à peu près verticale, passant par le milieu de la papille. Ces gros troncs se divisent en branches qui s’organisent en deux groupes :
  • Un premier groupe est plaqué contre le nerf optique (péri-optique) ;
    Celui-ci donne 4 ou 5 branches qui pé­nètrent la sclère contre le nerf optique : ce sont les artères ciliaires courtes postérieures para-optiques.
  • Un deuxième groupe va rejoindre le globe plus à distance (distal).
    Celui-ci nettement séparé du premier, donne 7 à 15 branches qui pénètrent la sclère plus à distance : ce sont les artères ciliaires co­urtes postérieures distales.

Cette disposition en 2 groupes est pratiquement toujours présente tant du côté nasal que temporal.
Parmi les branches distales, naissent les artères ciliaires longues qui re­joignent en avant sur le méridien de 3 heures et de 9 heures le grand cercle artériel de l’iris. Au niveau de l’ora, elles se divisent en 2 branches (ascendante et descendante) pour le grand cercle artériel de l’iris. Des rameaux récurrents assurent la vascularisation de deux petits territoires triangulaires choroïdiens pré-équatoriaux.
Les autres branches distales portent le nom d’artères ciliaires courtes postérieures. Elles s’épanouissent après avoir traversé la sclère (parfois en se coudant à angle droit). Leur calibre décroît au fur et à mesure de leur progression. Elles se ramifient et se rapprochent du plan de la choriocapillaire, où la plupart s’épuisent. Certaines gagnent le bord antérieur de la choroïde où elles s’anastomosent avec les artères récurrentes (venues du grand cercle artériel de l’iris). Avec elles, elles se partagent la vascularisation de la choroïde périphérique.
Les artères ciliaires courtes postérieures para-optiques participent à la vascularisation choroïdienne péripapillaire. Elles donnent des branches destinées à la région sus-papillaire, sous-papillaire et interpapillo-maculaire, des branches pour la tête du nerf optique (branches centripètes qui pénètrent le nerf optique), des branches péri-optiques, circulaires anastomosées à leurs homologues du côté opposé formant le cercle de Zinn-Haller.
Au total, la vascularisation choroïdienne se fait selon des territoires :
  • Le nerf optique et la région péripapillaire
    La vascularisation est assurée par les artères para-optiques.
  • Le pôle postérieur et la choroïde équatoriale
    La vascularisation assurée par les artères ciliaires distales (avec peut-être pour certains une vascularisation maculaire sélective, disposition qui est niée par d’autres), anastomosées aux artères ciliaires antérieures récurrentes.
  • La choroïde périphérique
    La vascularisation est assurée par les artères ciliaires antérieures et les artères ciliaires postérieures courtes avec lesquelles elles s’a­nas­to­mosent.
  • La choroïde pré-équatoriale sur les méridiens de 3 heures et 9 heures
    La vascularisation est assurée par les artères récurrentes des artères ciliaires longues postérieures.
    Ainsi, selon la longueur de leur trajet, leur calibre, la rapidité du courant sanguin qui les traverse, le territoire qu’elles irriguent, on peut tenter d’expliquer certains aspects angiographiques normaux ou pathologiques (en particulier ischémiques). Mais la systématisation extrêmement variable explique la diversité des syndromes pathologiques choroïdiens.

Les veines


Les veines vortiqueuses sont constituées de la réunion d’afférents venus de la choriocapillaire et des procès ciliaires. Elles se constituent en périphérie et dans la partie externe de la choroïde. Leur mode de confluence a pu être décrit en peigne, en palme, en tourbillons. Classiquement les veinules radiaires confluent de l’ora, du pôle postérieur vers l’équateur en 4 systèmes vortiqueux (situés sur les méridiens de 1 h, 5 h, 7 h, 11 h). La configuration et le nombre des systèmes vortiqueux semblent extrêmement variables.
On peut alors observer dans la région équatoriale ou rétro-équatoriale les « tourbillons » ou « chevelus » dont le centre constitue le sinus ou golfe. Ces sinus ou lacs vasculaires s’enfoncent dans la sclère pour émerger hors du globe en 4 à 6 veines vortiqueuses. Ces veines sont ici en rapport avec les insertions des muscles obliques.

La choriocapillaire


Véritable sous-sol vasculaire de la rétine, la choriocapillaire est séparée de l’épithélium pigmenté par la membrane de Bruch. De coloration rose pâle, elle est visible chez le myope où l’épithélium pigmenté est peu pigmenté. Elle est épaisse de 10 à 30 µ. Elle irrigue l’ensemble des couches de la rétine au niveau de la macula, ailleurs elle n’irrigue que les couches externes.
  • Les artérioles choroïdiennes
    Elles assurent la transmission entre les artères ciliaires et la choriocapillaire.
  • La choriocapillaire proprement dite
    Elle est constituée d’une seule couche de capillaires irradiant des artérioles (son épaisseur est de 10 à 30 µ). L’angiographie permet de préciser que cette couche de vaisseaux est constituée d’unités circulatoires juxtaposées, indépendantes les unes des autres. Ces capillaires sont fenêtrés avec des pores (0,03 µ). Ces pores sont très nombreux du côté rétinien surtout dans la région maculaire (rôle métabolique).

Les nerfs


La choroïde est aussi riche en nerfs qu’en vaisseaux. L’innervation de la choroïde est assurée par les nerfs ciliaires. Ceux-ci, après avoir pénétré la sclère autour du nerf optique, se ramifient vers l’avant, dans la supra-choroïde. Des filets nerveux se distribuent dans la choroïde et vers le muscle ciliaire.

La membrane de Bruch (ou lame vitrée)


C’est une zone d’importance capitale (figures n° 5 & 6). Elle fait l’union entre la choriocapillaire et l’épithélium pigmenté. Son épaisseur est variable. Elle a tendance à l’amincissement de l’équateur à l’ora. Elle augmente avec l’âge.
Du corps ciliaire au nerf optique, la choroïde occupe presque toute la sphère oculaire. De texture vasculaire et nerveuse, elle est d’une importance extrême, en particulier vis-à-vis de la rétine.

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Date de création de la page : avril 2010

Date de dernière révision : octobre 2013